16.11.2006

Chicoutimi du Tremblay, ou Tremblay de Chicoutimi

Voilà longtemps que je piochais dans le site de Chicoutimi en me disant : vivent les québécois (je n'ai pas dit le "Québec libre", ou l'Acadie, mais ça me chaufferait pas mal). Parce qu'ils sont canadiens (après tout, vu l'état de la "Grande Nation", je me dis souvent qu'au moins la grandeur est plus effective quand elle n'est pas déclarée), ces gens-là ont des lois qui les autorisent à mettre tranquillement en ligne le domaine public pour une raison simple, et qui mobilise seulement leur labeur : ce domaine peut et doit devenir public. Et avec eux, il le devient.

Depuis que mon ouvroir, j'espère aussi le vôtre, le nôtre quoi, est ouvert, je recense les éléments qui pourraient servir à des étudiants qui en ont marre de l'excellence des francs-chouïas de l'université française. (Voir le cadre sur les liens admirables). Aujourd'hui je reprends Chicoutimi et j'envoie ce que j'en pense au type derrière. Je ne badine pas avec l'admiration quand elle me vient.

Le type derrière me répond, et je tombe sur un site qui me sidère : voilà ce que je voulais faire, voilà ce que chaque enseignant devrait faire, et pourquoi je ne l'ai pas fait ? Tout ça est signé Jean-Marie Tremblay, et l'on voit même en page d'accueil ses photos depuis ... mai 68. Non, ce n'est pas Marignan, mais c'est mieux.

Cette bonne aventure est déjà arrivée, à plus d'un, on le sait : "Tout est dit, et l'on vient trop tard" depuis plus d'un lustre que le Tremblay le faisait (pcc La Bruyère). Mais j'ai le sentiment que ça m'arrive encore plus tard que tout le monde. Jamais on ne me dit les choses ...

Je ne sais pas si ce Tremblay-là est apparenté au Père Joseph, sinistrement décrit dans le Cinq-Mars de Vigny, mais je peux vous dire une chose : c'est l'éminence grise des textes classiques libres de la sociologie. C'est un coup à arrêter de crier "Vive le Québec L ...", et se faire canadien.

Bon, mes étudiant(e)s en vadrouille au Québec, pistez-moi tout ça à Chicoutimi, et dites-moi ce qu'on y fait pour survivre à l'hiver. L'enfer est froid, vous savez.  

Les commentaires sont fermés.